Aliénation Parentale

Aliénation Parentale

Aliénation Parentale

Qu’est-ce que l’aliénation parentale ? C’est une situation imposée, de fait, lors d’une séparation par l’un des parents à l’enfant du couple, à l’autre parent et à la famille de celui-ci. Une situation dans laquelle un des parents – le parent aliénant – fait de l’enfant, non pas un être sensible, en construction et en devenir, mais un objet. Un objet de plaisir narcissique pour lui-même (« je te forge à mon image, tu va être un MOI symbolique ») et un objet de nuisance et de violence contre l’autre parent (« je t’ai exclu(e) de la vie MON enfant, tu vois, je décide de tout et l’enfant sera comme MOI j’ai décidé »).

Ce type de comportement toxique prive donc l’enfant du respect de ses droits en l’amputant de la moitié de son arbre généalogique. Le parent aliénant va, par petites touches, imposer à l’enfant un récit remanié de la séparation et un récit dénigrant de la «nature» de l’autre parent et de sa famille. Ce parent place l’enfant à la fois en position d’adulte (ce qui est très séduisant pour l’enfant mais très toxique, à moyen puis à long terme, pour lui) et en position de conflit de loyauté permanent. Le parent aliénant feint d’aimer l’enfant alors qu’il le considère comme un moyen combler son vide intérieur (ou « faux self ») par le contrôle toxique qu’il exerce et le pouvoir qui en découle. L’« amour » de ce parent est un amour conditionnel fait de pressions et de « douces menaces » présentées comme des évidences.

Cas particulier : Dans certains cas, le parent aliénant n’est pas la personne qui est à l’origine du comportement toxique : Il arrive parfois que ce comportement provienne d’une autre personne (grands-parents, nouvelle ou nouveau conjoint, …). Le parent devient alors aliénant du fait de sa soumission à cette autre personne. L’aliénation parentale peut alors révélé un schéma familial dysfonctionnel. Dans le cas général, l’aliénation parentale provient du parent lui-même et ce sont les autres personnes qui sont, soit, soumises à ce parent (grands-parents, nouvelle ou nouveau conjoint, …), soit, qui sont contraintes de prendre des distances pour se protéger elles-mêmes (frères et sœurs, oncles et tantes, …)

 

Une emprise toxique

Au final, le parent aliénant met en place une emprise toxique sur l’enfant. Cette emprise est comparable aux emprises qui peuvent exister dans un couple toxique ou dans une secte : La personne sous emprise est persuadée d’être libre de ses choix, en total libre arbitre. Si un tiers émet alors une critique, là, du/de-la conjoint.e toxique, là, de la secte ou, là, du parent aliénant, cela conduira à un comportement de défense de ma part de la personne sous emprise. Une défense de la personne ou de l’organisation qui exerce l’emprise. La personne sous emprise devient ainsi un « petit soldat » de la personne qui exerce l’emprise. Cette personne toxique est alors vue comme positive, honnête, etc. Quand les tiers qui la critiquent seront discrédité, dénigrés. L’aliénation parentale installe ainsi une dichotomie simpliste, en noir ou blanc, en «avec moi » ou « contre moi » dans laquelle l’enfant est enfermé.

Cette emprise toxique est soutenue par une manipulation récurrente qui consiste, pour le parent aliénant, à se faire passer pour une victime de l’autre parent et la seule victime de la situation. L’aliénation parentale constitue ainsi une instrumentalisation du conflit de loyauté dans lequel un enfant peut se retrouver dans différents contextes.

Ce type de situation a fait l’objet de nombreux ouvrages dès les années 50 jusqu’à nos jours sous des appellations diverses – comme notamment syndrome de Médée – et est aujourd’hui appelé aliénation parentale par les professionnels (pédopsychiatres, psychiatre et psychologues. L’appellation de Syndrome d’Aliénation Parentale (SAP) peut également être utilisée.

 

Protections psychologiques & conséquences

Dans ce contexte toxique, l’enfant va trouver des méthode psychologique pour se protéger, pour diminuer les tensions mentales qui sont les siennes.  Il peut y avoir du refoulement des moments vécus avec le parent aliéné, une adhésion complète au discours de ses bourreaux, une intégration des comportement manipulateurs du parent toxique, une soumission complète aux dictats du parent toxique, un rejet sans fondement du parent aliéné, etc… Ces méthodes de protection vont l’aider, sur le moment, en diminuant son anxiété, sons stress et ses tensions. Mais sur le long terme, elle vont venir constituer un enfermement mental qui va venir contrarier grandement la construction de sa personnalité et sa stabilité psychologique future.

Une guerre de l’information

Le parent aliéné est lui aussi enfermé dans une incapacité à venir en aide à l’enfant. Déjà parce que ce parent ne voit que très peu – voir pas du tout – l’enfant et que ce temps restreint n’est souvent pas suffisant pour déconstruire les représentations faussées que l’aliénation parentale à produites.  Représentations qu’il est difficile de connaître autrement qu’à travers leurs conséquences.  Ce parent aliéné est donc contraint à une course aux contacts et une sorte de pèche à l’information. En effet, comment aider un enfant sans ne rien savoir de sa vie ? De ce qu’il fait ? Le parent aliéné se retrouve démuni.

Et si parfois, de manière plus ou moins régulière, ce parent arrive à obtenir des informations à propos de son enfant  par un tiers (école, autre personne de la famille; etc. ), alors le parent aliénant fera tout pour tarir cette source d’information. Le parent aliéné ne peut donc pas utiliser les informations ainsi obtenues sous peine de ne plus avoir d’informations du tout. Ainsi, même en audience, le parent aliéné ne peut utiliser toutes les informations à sa disposition sous peine de perdre encore davantage de lien avec son ou ses enfants.

Dans le même temps, le parent aliénant profite d’avoir exclu l’autre parent pour se présenter comme seul parent fiable : celui qui gère et s’occupe l’enfant. C’est une apparence trompeuse qui contribue également à exclure davantage encore le parent aliéné.

 

Reconnaissance

Marie-France HIRIGOYEN a beaucoup écrit sur les mécanismes d’emprise. elle a notamment participé à l’élaboration de la loi sur le harcèlement moral. Parlant d’emprise et des perversions comportementales, elle a naturellement parlé d’aliénation parentale. Ses livres « le harcèlement moral » et « Abus de faiblesses et autres manipulations » sont très bien à ce propos.

Marie Estelle Dupont reconnaît elle-même avoir été une enfant aliénée contre son père (voir interview ci-dessous) de même que Sandrine G. Driessens dans son livre.

Voir également notre page Les livres

Reconnaissance scientifique du syndrome :
https://www.icd10data.com/ICD10CM/Codes/Z00-Z99/Z55-Z65/Z62-/Z62.831

 

L’invisibilisation et ses violences

Comme beaucoup de parents victimes, des mères et des pères, nous connaissons l’activisme – particulièrement sur les réseaux sociaux – et les méthodes rhétorique des mouvements d’invisibilisation et de refus d’écoute des victimes d’aliénation parentale et familiale. Les pseudo-arguments demeurent toujours les mêmes : Utilisation de la méthode rhétorique dite de « l’homme de paille » contre R. Gardner qui aurait été le seul a avoir « inventé » le syndrome d’aliénation parentale alors que ces termes d’aliénation parentale comme le diagnostic ont été posés bien avant lui. Association dénigrante et perverse entre pédocriminalité ou inceste et aliénation parentale dans ce qui constitue une opposition entre des fléaux qui touchent tous gravement les enfants. Accusation d’être genrée alors que des mères et des pères sont victimes d’aliénation parentale et familiale. etc.

Au contraire de ces oppositions simpliste et destructrice de ce qui peut affecter les enfants, il est important de noter que ces différents fléaux ont des points communs. En effet : Dans toutes les violences physiques (violences sur mineur,…), sexuelles (inceste, viols, attouchements,…) et mentales (aliénation parentale,…) il y a, au moins, un adulte qui exerce sur, au moins, un enfant une emprise toxique ultra violente et contraignante. Ces emprises placent les enfants dans des pseudo-complicités avec leur bourreaux. Des pseudo-complicités toxiques qui atteignent gravement leur construction personnelle et sensible, actuelle et future. Il convient donc de bien combattre l’ensemble de ces fléaux, de front, sans les opposer.

Enfin, il est intéressant de noter que l’aliénation parentale constitue une manipulation grave et que les personnes qui prétendent à son inexistence utilisent justement des méthode de manipulation. Un comportement qui est dans l’intérêt des parents aliénants? Des parents qui sont des parents violents. À qui profite le crime ? N’oublions pas que ces discours d’invisibilisation sont d’une extrême violence pour les mères et les pères qui sont victimes de l’aliénation parentale de leurs enfants. Ces personnes qui vivent des situations d’une extrême violence, au quotidien, ont le droit d’être entendues dans leurs douleurs et d’être respectées.

 

✅ S’informer sur le sujet :

De nombreux ouvrages abordent la question de l’aliénation parentale. Vous pouvez en trouver plusieurs ci-dessous et également ici.

 

Alienation Parentale Couverture



 

✅ Interviews et travaux de la liste sur le sujet :

Violences sur enfants et aliénation parentale

Famille Justice Enfance 167 : Dr Charles Rozaire – Le Point du Vue du Psychiatre

Famille Justice Enfance 156 : Christophe Mieze – Papa, Avoue !

Famille Justice Enfance 135 : Marie-Estelle Dupont

Famille Justice Enfance 114 : Alain Bouregba

Famille Justice Enfance 110 : Maître Jean Pannier – L'Aliénation Parentale

Jaf Ta Mère 91 : Comment Gérer des Fausses Accusations par l'Enfant

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